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Un espoir est né il y a aujourd’hui 166 ans exactement…

[ Article issu de la part du site du MR ]

C’est, en effet, le 14 juin 1846 que fut fondé le Parti libéral belge, ce qui fait de notre Mouvement le plus ancien des partis politiques du continent européen. Le plus ancien, mais toujours progressiste, comme à ses débuts, et unique dans son pluralisme.

Un espoir est né ce jour-là car la Belgique, qui n’avait que seize ans, était encore plongée dans un système de castes, dans l’obscurantisme religieux, soutien du conservatisme méprisant les droits de l’homme, des valeurs et des principes qui sont les fondements du libéralisme:

la liberté politique, de pensée, de conscience, de séparation des pouvoirs, d’indépendance de l’Etat et des Eglises, d’égalité des citoyens devant la loi, de l’enseignement gratuit et obligatoire.

Ancêtre du MR et du VLD, le Parti libéral est donc aussi le plus ancien parti politique belge.

La Belgique avait vécu dans l’unionisme qui avait, dès avant la révolution de 1830, uni fraternellement catholiques et libéraux. Le 14 juin 1846 sonna le glas de cette union.

Les catholiques furent qualifiés de droite et les libéraux se virent rangés à la gauche de l’hémicycle. Des ténors libéraux avaient été à la pointe du combat révolutionnaire et indépendantiste qui déboucha sur le royaume de Belgique, d’autres marquèrent les décennies suivantes tels Walthère Frère-Orban qui fit progresser la sécularisation de l’enseignement.

N’en déplaise à certains, le libéralisme a, très souvent été vecteur de progrès depuis 1846. Et il le reste.

Le libéralisme a de fait été précurseur dans pas mal de domaines: son ouverture philosophique et religieuse et la transformation de Parti libéral en Parti pour la liberté et le progrès précédèrent l’«aggiornamento» de l’Eglise catholique et forcément l’ouverture, bien postérieure, de tous les autres partis.

De même, les réformateurs furent aussi sur l’avant-scène dans la transformation de la Belgique en Etat fédéral. Dès 1970, la majorité des libéraux s’unissait au sein du Rassemblement bruxellois pour les droits et les libertés. L’ouverture régionale et communautaire fut approfondie avec l’arrivée d’une partie du Rassemblement wallon.

Mais le libéralisme belge fut aussi en première ligne dans la construction européenne – Jean Rey… – puis participa pleinement au processus d’émancipation de l’Afrique centrale.

Même si le MR n’est pas le VLD, loin s’en faut, l’histoire du libéralisme reste «belge.» Comme en témoigne aujourd’hui l’union du MR et de l’Open VLD à Bruxelles à l’occasion des élections communales d’octobre prochain.
Nous avions fêté comme il se doit le 160ème anniversaire du Parti libéral. Alors pourquoi évoquer aujourd’hui le 166ème. Ce n’est pas une date-clé, une date-étape.

Peut-être est-ce pour rappeler à ceux qui choisissent subjectivement de l’ignorer, à ceux qui ne nous aiment pas, nous diabolisent, que le libéralisme n’est pas le moteur du capitalisme sauvage et de la mondialisation à outrance. Rien n’est plus faux.

C’est pourquoi nous répéterons à l’envie que, depuis ses origines, le libéralisme porte les valeurs qui sont l’essence même de la démocratie: liberté politique, de penser, de conscience, séparation des pouvoirs, indépendance de l’Etat et des Eglises, égalité des citoyens devant la loi, enseignement gratuit et obligatoire.

Et Il est encore aujourd’hui le seul parti réellement pluraliste de la scène politique francophone, pour nos mandataires, la liberté de vote existe, nous respectons les opinions philosophiques de chacun.

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